Le Québec simplifie les règles linguistiques sur les marques de commerce tout en maintenant l'application de la loi.

Résumé

Le Québec simplifie ses règles linguistiques en matière de marques de commerce en 2025, autorisant l'utilisation de marques non françaises sur les produits sans traduction française, tout en maintenant une application rigoureuse et des sanctions en cas de non-conformité.

Le Québec met en œuvre des modifications à la réglementation sur les marques de commerce en 2025, simplifiant certaines exigences linguistiques tout en maintenant une application rigoureuse. Ces ajustements s'inscrivent dans une initiative plus large visant à promouvoir la langue française, comme le détaille la Charte de la langue française.

Auparavant, les entreprises devaient veiller à ce que les marques non françaises ne soient utilisées que si elles étaient déjà enregistrées. Les règles révisées englobent désormais les « marques reconnues », qui peuvent être des marques enregistrées ou non enregistrées (de common law). Ces marques peuvent figurer sur les produits sans traduction française, à condition qu'aucune version française ne soit déjà enregistrée auprès de l'Office de la propriété intellectuelle du Canada.

Les descriptions de produits et les termes génériques doivent toujours être traduits en français et affichés sur l'emballage ou le produit lui-même. Un terme générique désigne tout mot utilisé pour décrire la nature d'un produit, tandis qu'une description de produit comprend les termes utilisés pour décrire les caractéristiques du produit.

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Une période de transition permet la vente continue de produits non conformes fabriqués avant le 1er juin 2025, jusqu'au 1er juin 2027. Cette période a été prolongée pour inclure les produits fabriqués entre le 1er juin 2025 et le 31 décembre 2025 qui ont été touchés par les nouvelles normes fédérales d'étiquetage.

Les affiches publiques, les affiches et la publicité commerciale autorisent désormais l'apparition de marques enregistrées et non enregistrées dans une langue autre que le français, à condition que le français demeure la langue dominante. Le texte français sur les enseignes extérieures doit être au moins deux fois plus grand que le texte dans d'autres langues et avoir un plus grand impact visuel. Pour les enseignes dynamiques, le texte français est considéré comme plus proéminent s'il reste visible deux fois plus longtemps que le texte dans d'autres langues.

Le non-respect de ces règles peut entraîner des pénalités et des amendes quotidiennes, applicables tant aux sociétés qu'à leurs administrateurs.

Une nouvelle initiative importante est un programme pilote lancé par l'Office de la propriété intellectuelle du Canada. À partir de janvier 2025, le registraire des marques de commerce sélectionnera au hasard des enregistrements de marques déposés depuis plus de trois ans et engagera des procédures d'annulation pour non-utilisation.Les startups technologiques font face à des obstacles juridiques liés à des marques similaires. Les propriétaires de marques doivent fournir une preuve d'utilisation pour chaque produit ou service ou expliquer tout non-utilisation en raison de circonstances exceptionnelles. Le défaut de se conformer peut entraîner l'annulation de la marque, en tout ou en partie.

Les entreprises détenant des marques canadiennes doivent veiller à ce que leurs marques soient activement utilisées et conserver des registres de cette utilisation. Cela aidera dans le cas où l'Office de la propriété intellectuelle du Canada demanderait des preuves, rendant le processus plus gérable et moins perturbateur. Il est également vital de comprendreLa Cour fédérale clarifie les normes de confusion des marques. L'importance de l'utilisation active est également liée à la nécessité deSécuriser l'avenir de votre invention grâce à la protection par brevet. Ces réglementations en évolution relèvent également des développements plus larges en matière dePropriété intellectuelle impactant les entreprises et l'innovation.

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